Presbytère de l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal

Le presbytère de l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal construit en 1780 tel qu'il apparaît aujourd'hui.

Construction du presbytère : 1780

C’est le 7 avril 1780 que se signe, dans la maison de Pierre Monpetit, le contrat de construction du presbytère Sainte-Jeanne-de-Chantal avec l’entrepreneur Basile Proulx.

L’édifice de pierres mesure 16 mètres sur 11 et 5 mètres de hauteur. Il comprend 12 fenêtres, 2 portes doubles vers l’extérieur et 7 portes vitrées à l’intérieur. Son toit est fait de bardeaux de cèdre.

Il dispose de deux étages où l’on trouve 30 mètres de cloisons et deux escaliers pour aller de la cave au grenier. À l’origine, il est chauffé par 4 cheminées de pierres.

Terminé en novembre 1780, l’édifice ne disposait pas d’une isolation suffisante pour que l’abbé Denault y vive à l’année.

Ce n’est qu’à partir de 1789 qu’il sera habité à temps plein par l’abbé Cazeneuve. Trois ans après son arrivée, le jeune abbé demande des réparations et des rénovations, dont l’ajout de galeries. L’évêque calme les ardeurs du jeune curé et lui refuse ses galeries, mais consent à ce que les réparations nécessaires soient faites sur l’édifice dont la réfection du toit et la réparation d’une cheminée qui menaçait de mettre le feu et de s’écrouler dans la chambre du curé. Cette même année, les marguilliers doivent également défrayer les coûts d’installation d’une clôture d’un mètre et demi autour de cimetière.

Vers 1840, l’abbé Bellarmin Ricard demande que de nouvelles réparations soient faites au presbytère devenu inconfortable. Il envisage même sa démolition. Après son départ, les marguilliers tardent à s’occuper des travaux, tant et si bien que son successeur refuse d’y habiter tant il y fait froid. Quelques travaux sommaires sont exécutés au cours des années suivantes.

Mais en mars 1852, un violent incendie attisé par le vent qui souffle avec ardeur sur le haut du promontoire détruit l’édifice dont il ne reste que les murs. L’année suivante, les courageux paroissiens approuvent la reconstruction du presbytère et un appel d’offres est publié dans le journal La Minerve.

L’édifice conserve la même enveloppe extérieure. La charpente, le toit, les ouvertures ainsi que toutes les pièces à l’intérieur sont reconstruits par l’entrepreneur Jacques Goyette. Encore une fois, les travaux sont défrayés par les paroissiens-propriétaires au nombre de 202 en 1853.

À l'origine, le curé habitait une partie de l'édifice et le reste servait de "salle des habitants". Pendant un court laps de temps, cette salle a servi de salle d'école et, vers 1860, on y trouve la première bibliothèque dans l'île Perrot.

Le presbytère a été rénové à nouveau en 1990.